Honneur et stoïcisme : la voie sacrée du samouraï

Honneur et stoïcisme : la voie sacrée du samouraï

Honneur et stoïcisme : la voie sacrée du samouraï

Il faut se préparer à la mort matin et soir. Car celui qui meurt, même s’il échoue à sa mission, ne sera pas déshonoré. Telle est la Voie du Samouraï.

Ainsi commence le Hagakuré, un livre longtemps tenu secret qui résume le Bushido, la philosophie des samouraïs. La loyauté absolue au maître est la règle. Les écarts de conduite entachant l’honneur ne s’expient que par le Seppuku (mieux connu chez nous sous l’appellation hara-kiri).

Ces guerriers sont toutefois loin d’être des saints. Ils sont par exemple terriblement sexistes, au point de refuser à leurs femmes de s’asseoir à leur table !

Les samouraïs ont pour mission de s’entraîner aux arts guerriers et de s’instruire, en échange de quoi ils reçoivent un fief (une terre et/ou de l’argent). Symboles de leur classe, les deux katanas qu’ils portent à la ceinture ne peuvent en aucun cas être dégainés sans raison valable. Sous le règne des Shoguns, les samouraïs arborent une armure souple et légère qui protège à merveille lors des combats à cheval.

Honneur et stoïcisme : la voie sacrée du samouraï

La fin de l’ère Edo marque également le déclin des samouraïs. De nos jours, l’esprit de ces guerriers survit encore dans deux spécificités du peuple japonais : la patience et le stoïcisme.
Le guerrier japonais est avant tout un cavalier qui use de son arc et de sa lance avec dextérité. S’il est désarçonné, il lui reste ses katanas, dont il maîtrise le maniement. Son entraînement inclut également des techniques de combat à mains nues, afin que même à terre et désarmé, il reste en mesure de se défendre.

Honneur et stoïcisme : la voie sacrée du samouraï

Développés à l’origine par les moines bouddhistes itinérants pour résister aux bandits de grand chemin, les arts martiaux n’ont pas pour but de terrasser l’adversaire, mais de le contraindre à l’abandon. À l’époque de paix d’Edo, le secret de leur enseignement est jalousement réservé aux samouraïs qui profitent désormais du combat pour rechercher la maîtrise de soi à travers le geste.

Contrairement au samouraï, le ninja préfère la survie à la réussite de sa mission. Son arme favorite n’est pas le sabre, mais le shuriken, une étoile métallique tranchante qui se lance comme un frisbee.

Honneur et stoïcisme : la voie sacrée du samouraï

Outre les techniques de combat, la formation du ninja comprend l’art du camouflage, du poison et des explosifs, mais également des connaissances en météorologie, hypnose, médecine et mathématiques. Seul le chef d’une troupe connaît toutes ces disciplines à la perfection ; la plupart de ses hommes se sont spécialisés dans l’une ou l’autre technique. Certains ninjas s’apparentent d’ailleurs à de véritables ingénieurs qui peuvent concevoir des digues ou maximiser le rendement d’une carrière. Il arrive aussi que le ninja soit… une femme ! Dans ce cas, on parle d’une kunoichi.

Vous aimerez aussi


Partagez cet article :
  • Wikio FR
  • Facebook
  • Twitter

Vous pouvez suivre les réponses à cet article ici. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback de votre site.

Laisser un commentaire

Au hasard

  • Le chindogu : l'art de joindre l'inutile au dérisoire
  • Le point commun entre bière et origami
  • Catégories

  •  Businessentiel
  •  Buzz léclair
  •  Gag time
  •  Geek attitude
  •  Genius
  •  Green touch
  •  Infotainment
  •  Social life
  •  X files
  •